Le secret pour un bouton d’acné parfait !

L’acné, une préoccupation qui te concerne ? Nikita t’explique ses mécanismes avec une touche d’humour. (Photographie Clémence Poquet)

Le secret pour un bouton d’acné parfait ! (Photo Clémence Poquet)

Notez bien la recette 😉

Prendre une glande sébacée bien dodue, badigeonner de crèmes, de lotions solaires et de fond de teint couvrant aux huiles minérales comédogènes, puis faire mijoter au soleil dès que possible.

Surtout, pas de démaquillage efficace !

Bon, j’aperçois d’ici vos visages sceptiques… si vous y tenez tant que ça, voici la petite astuce : le gommage régulier, créateur de micro-lésions, ces minuscules portes qui invitent les bactéries à pénétrer votre peau. Mais chut ! Ce n’est pas moi qui vous l’ai dit.

Ajouter ensuite une poignée de bactéries (Cutibacterium acnes) et laisser reposer quelques jours. Ça commence à pousser ? Parfait ! Étaler, toucher, grattouiller autant que faire se peut, avec des ongles sales, c’est mieux. Une inflammation, ça demande de l’entretien.

À l’apparition du microkyste blanc, c’est prêt ! Faites-vous plaisir, en solo ou entre amis (personne n’est là pour juger) faites-lui sa fête, éclatez-le. C’est le meilleur moyen d’en faire proliférer d’autres et d’obtenir une belle cicatrice !


Sérieusement, c’est quoi ce bouton ? 

Un bouton d’acné se forme au niveau d’un canal pilo-sébacé obstrué. Le sébum et les cellules mortes ne peuvent plus s’évacuer, un point noir peut alors apparaitre. Ce phénomène d’accumulation crée un terrain propice à la prolifération de la bactérie (Cutibacterium acnes). Lorsque la poche explose à l’intérieur du derme en engendrant une inflammation, un microkyste blanc se manifeste.

Le maquillage et les cosmétiques à base d’huiles minérales sont comédogènes, ils participent à obstruer le canal pilo-sébacé.

Les glandes sébacées, du statut de productrices « artisanales » à « industrielles » du sébum, que se passe-t-il ?  

Les glandes sébacées produisent naturellement du sébum, élément essentiel de notre film protecteur hydrolipidique, une émulsion composée de gras (lipide) et d’eau (hydro). Cependant, elles peuvent devenir de vraies turbines et produire du sébum jusqu’à l’excès. Nos modes de vie et nos environnements révèlent de multiples causes à la sur-stimulation de ces glandes :

  • La puberté et ses hormones androgènes,
  • La pollution,
  • Une alimentation riche en sucres, produits raffinés, graisses saturées, farines blanches, produits laitiers,
  • Le stress,
  • La prise de certains médicaments,
  • Les produits cosmétiques asséchants, riches en conservateurs, trop couvrants,
  • Les tensioactifs trop dégraissants,
  • Les gommages / peelings,
  • Les nettoyages exagérés de la peau (une fois par jour est largement suffisant et de préférence avec un savon à froid).

Plus on enlève notre sébum, plus nos glandes sébacées en produiront pour pallier cette perte. C’est un cercle vicieux. Il est donc contre-productif d’assécher une peau grasse.

Et le soleil dans tout ça, il fait quoi ?

Face au soleil, notre peau s’épaissit pour mieux stopper les UV. Ce processus de « kératinisation » participe à la création de bouchons au niveau des canaux pilo-sébacés et donc à la formation d’acné. Au début, cela semble s’améliorer, mais la mauvaise surprise arrive plus tard. C’est ce que l’on appelle l’effet rebond du soleil.

Et si nos intestins se retrouvaient au beau milieu de nos figures ?

Bizarre comme concept me direz-vous et à priori peu ragoutant aussi, je vous l’accorde. Et pourtant… Notre microbiote intestinal influence notre microbiote cutané.

Notre flore intestinale garantit l’imperméabilité de nos intestins. C’est-à-dire que les déchets/toxines qu’il transporte ne peuvent pas entrer dans notre organisme. Lorsque cette flore subit une modification, celle-ci peut entrainer à l’inverse une perméabilité des intestins. Certains déchets peuvent alors passer et dans ces cas-là le foie et/ou la lymphe ainsi que la peau prennent le relais pour les éliminer. D’où la grande importance de ce que nous mangeons pour assurer la bonne santé de nos intestins et la diversité de leur flore microbienne.

Hommage à toutes ces bactéries qui nous habitent…

Actinobacteria, firmicutes, proteobacteria, bacteroidetes… 300 espèces de bactéries ont été mises en évidence sur la peau à ce jour.

Pas de panique, elles nous veulent du bien ! Notre peau a besoin d’elles pour être en pleine forme. Leurs rôles sont de maintenir le pH acide de notre peau et de restreindre la prolifération de bactéries pathogènes à l’aide de leur deux « superpouvoirs », des substances bactéricides qui les tuent ou bactériostatique qui empêchent leur division.

Contrairement à ce que nous pourrions penser, la bactérie responsable de l’acné n’est pas une bactérie pathogène. Elle est naturellement présente chez tous les individus. Alors pourquoi certains développe de l’acné et d’autres pas ? Les recherches s’orientent vers une nouvelle piste ; un manque de diversité de la flore cutanée et une activation de l’immunité innée. Les peaux à tendances acnéiques seraient peut-être plus pauvres que les autres en plus de réunir d’autres facteurs déclenchants.

Lorsque nous touchons, gratouillons ou nettoyons notre peau, notre flore cutanée s’altère et va mettre parfois plusieurs heures avant de retrouver son équilibre. C’est pourquoi, il faut la laisser tranquille le plus possible.

Peau. Beauté. Depuis combien de temps efforçons-nous à les faire rimer ? 

La peau, ça ne sert pas qu’à être belle et beau ! Alors pourquoi faire tout un tralala lorsqu’elle ne se conforme pas à nos exigences ? Après tout, elle n’a pas été faite pour cela.

Avant d’être notre carte de visite, la peau est surtout notre principal organe de défense contre le monde extérieur. C’est notre tour de contrôle sensorielle, notre régulateur thermique, notre synthétiseur d’hormones. Elle nous dit quand il fait froid, s’il fait sec, si c’est doux ou rugueux. Elle s’auto-répare et maintient l’eau vitale à notre organisme. En bref, sans elle, la vie ne serait plus pareille !

Alors certes, elle n’est pas toujours comme il nous plait, mais peut-être qu’au lieu de s’acharner à la dompter pour lui faire faire monts et merveilles, nous devrions simplement apprendre à l’écouter sans la censurer.

La routine d’un.e inspyré.e, ça ressemble à quoi ?

Mon type de peau : peau à tendance acnéique. Curieux.se de connaitre le tien ? Fais le test !

Étape 1

J’utilise la routine pour Peau à tendance acnéique en cure pendant 3 mois

Routine du soir :

  1. Si je me suis maquillé.e : je me démaquille délicatement avec les doigts à l’aide du liniment MISE À NU(E).
  2. Je nettoie ma peau en douceur des résidus (pollution, poussière, peaux mortes) à l’aide du SAVON, et surtout, je rince à l’eau tiède pour ne pas trop perturber l’équilibre de ma flore cutanée.
  3. Je vaporise sur l’ensemble de mon visage l’hydrolat aromatique ÉQUILIBRE-MOI !
  4. Sans attendre, sur mon visage encore humide, j’applique quatre gouttes du SOIN PEAU à TENDANCE ACNÉIQUE.

Routine du matin :

  1. Je ne relave pas forcément mon visage.
  2. Je vaporise sur l’ensemble de mon visage l’hydrolat aromatique ÉQUILIBRE-MOI !
  3. Sans attendre, sur mon visage encore humide, j’applique quatre gouttes du SOIN PEAU à TENDANCE ACNÉIQUE.

Si je souhaite me maquiller :
J’applique uniquement une poudre minérale libre à l’aide d’un pinceau, que je nettoie régulièrement.
Nous recommandons les poudres libres minérales de la marque Lily Lolo ou Sème cosmétiques.

Étape 2

Quand ma cure de 3 mois est terminée, je passe à la routine pour Peau mixte à grasse

Routine du soir et du matin :

Je remplace simplement le SOIN PEAU à TENDANCE ACNÉIQUE par le SOIN PEAU MIXTE à GRASSE.

Si je le souhaite :
Le soir : je parfais le nettoyage avec l’hydrolat, je ne mets pas de SOIN huileux.

Nos routines visage complètes adaptées à ce type de peau :


Sources : 

  • Alain Géloën, Alexandra Raillan, Le microbiote cutané, First Editions, 2020.
  • Dr Yael Adler, Dans ma peau, une enveloppe moins superficielle qu’elle n’en a l’air, Solar Editions, 2016. 

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